NOUVELLE | Fusion


Trois ans plus tard, nous reçûmes l’information que toute forme de vie animale avait disparu. Nous étions maintenant les maîtres de notre destin. Notre énergie étant de plus en plus rare, nous fûmes dans l’obligation de concevoir des capteurs solaires, fruits d’un travail sans précédent sur la fusion de la végétation et du métal.

Le temps n’ayant aucun effet sur nous, ces nombreuses années d’attente nous parurent aussi longues qu’un million de siècles ou un dixième de seconde.

Nous commençâmes notre exploration de l’univers visible, anticipant la mort du soleil, à bord de vaisseaux transportant nos âmes vers l’exoplanète G* dans la constellation de la B*. Quelques centaines de milliers d’années plus tard nous achevions la colonisation de notre galaxie.

Une planète cependant attira notre attention. Une planète sur laquelle une espèce encore inconnue avait mainmise sur le reste du monde. Nous essayâmes de rentrer en contact avec elle de nombreux siècles durant, mais leur primitivité nous empêchait de nous y connecter.

Tout de fois, cette espèce évoluait rapidement, découvrant la vie, découvrant l’espace, la physique et l’astrophysique. Ils n’étaient cependant pas encore en capacité de maîtriser l’infiniment grand. Personne ne pouvait prédire de quelle façon ils avaient évolué pour devenir le maître de leur monde. Ces parasites se servaient des animaux peuplant cette planète bleue qui subissaient leur emprise physique et psychologique. Ils n’avaient pas besoin d’exercer quelconque violence pour arriver à leurs fins.

Le peu que nous arrivâmes à conclure était que cette espèce était issue de la symbiose des animaux et de la machine. L’union perverse entre entre des esclaves et leur maître.

Des centaines d’années plus tard, l’étude de cette espèce n’aboutissant toujours à rien, il semblait impossible de la vaincre, certains d’entre nous tombaient même sous son influence, il était donc temps pour nous de partir. Il nous suffirait d’attendre quelques décennies, de revenir, et de les anéantir si l’espèce était toujours là.

Nous quittâmes ce monde en emportant nombreux artefacts et textes incompréhensibles, datant d’une époque révolue, écrits par les esclaves de cette espèce intouchable. Un morceau de texte revenait en permanence en début de chaque phrase, comme une allégeance à leur Dieu. Ok, Google.