STEMLAUR INC. © | Le quatre cinquième


Au départ, l’employé numéro 74 était sceptique à l’idée de travailler au quatre-cinquième.

Les vingt mots de son responsable ne furent pas vains : Vous pourrez profiter de ce cinquième pour prendre le car avec un tiers ou votre moitié et boire un demi.

74 avait pris l’habitude de travailler 60 heures par semaine. Aucun nouvel employé n’avait été embauché, même pas un stagiaire neuf à se mettre sous la dent.

Comment ces 60 heures de besogne allaient pouvoir se répartir ? Le gâteau semblait difficile à couper et encore plus à avaler.

74 était nul en mathématiques et le Théorème fondamental de l’arithmétique le décomposait. En plus, il se dit qu’il laisserait faire sa calculatrice et qu’au moins la division ferait foi, mais elle était cassée.

À la dérive et mal intégré, il se trouvait être l’inconnu d’une équation dont on se fiche de la réponse.

Comme ces problèmes à propos de la vitesse du train entre Paris et Londres que le professeur a pris après sa dépression en avril.

La solution vint d’elle-même le jeudi soir quand 74 tenta de rentrer chez lui et que son responsable lui annonça : N’oubliez pas que vous travaillez vendredi et samedi matin ! Vous êtes au quatre-cinquième de sept jours maintenant ! Soit 5.6 jours !

Ainsi, 74 se promit de ne plus compter que sur lui-même.